De la peinture occidentale à la peinture chinoise

Le parcours de Le Men Ji

Les hasards d’une nomination professionnelle de mon mari ont conduit nos pas dans le sud de la Chine de 1987 à 1989, puis de 1995 à 1997.

Mon premier contact avec la peinture chinoise remonte à cette période.

J’ai toujours été attirée par les arts plastiques, la peinture en particulier et dès mon enfance, j’ai commencé à peindre. Gouache d’abord, peinture à l’huile ensuite.

Mon activité professionnelle d’enseignante m’a permis de me spécialiser dans les arts plastiques avec une pratique occidentale de cet art. La découverte de la peinture chinoise remonte donc à une période plus tardive dans mon cheminement esthétique.

Ce fut un véritable choc.

J’ai entamé une longue période d’observation des œuvres chinoises, sans véritable fil conducteur. L’imprégnation s’est faite au fil des ans.

Après quelques années d’interruption, nous sommes partis pour Pékin où nous avons vécu de 2004 à 2013.

C’est à ce moment –là que le désir de pratiquer la peinture chinoise s’est imposé à moi. Ce fut ma façon d’intégrer non seulement une pratique nouvelle, mais aussi, à travers une intériorisation préalable à toute réalisation, une tentative de compréhension de la pensée chinoise que j’avais encore à découvrir.

Le geste, l’espace, le souffle dont sont empreintes les œuvres que j’avais sous les yeux me fascinaient.

J’ai commencé à m’inspirer d’œuvres de peintres connus ou moins connus, avant de trouver mon propre style et de pouvoir commencer à maîtriser la technique bien particulière de l’interaction entre papier, encre, couleur et eau.

Rentrée en France fin 2013, je continue à pratiquer cet art dont je suis loin d’avoir percé tous les mystères, et qui me fascine encore.

A travers les tableaux que vous découvrirez sur mon site, j’espère pouvoir partager avec vous quelques moments d’émotion.